Un projet hydroélectrique au maharashtra menace les terres et les droits katkaris

Un important projet hydroélectrique par pompage de trois mille mégawatts, porté par la société Torrent Power à Karjat dans l’État du Maharashtra, suscite une vive opposition. Les travaux prévus nécessitent le défrichement de centaines d’hectares et l’abattage de dizaines de milliers d’arbres dans les Ghâts occidentaux. Porté pour dynamiser les énergies renouvelables, le chantier a été brièvement suspendu à la suite de mobilisations de riverains et de militants écologistes.
Environ cent cinquante familles katkaris, réparties dans plusieurs hameaux, subissent directement les conséquences de cette intervention sur leurs terres ancestrales. Cette communauté autochtone dépend largement de la forêt pour son alimentation, sa pharmacopée traditionnelle et ses revenus modestes générés par la vente de bois et de produits sauvages. L’accès restreint à ces ressources vitales menace leur subsistance et leur autonomie quotidienne.
La controversée absence de reconnaissance des droits forestiers complique la situation des habitants concernés. Aucune réinstallation ni indemnisation n’a été officiellement envisagée, les autorités locales signalant que les registres de revendications n’avaient pas été validés par le conseil villageois. Cette lacune administrative prive les populations vulnérables de toute protection juridique face aux grands chantiers d’infrastructure.
Les implications écologiques dépassent le cadre local en raison du rôle des Ghâts occidentaux dans la régulation climatique et pluviométrique de la région. Des études scientifiques soulignent l’importance de ces massifs forestiers dans l’apport d’humidité atmosphérique jusqu’aux bassins éloignés. Par ailleurs, la zone abrite une faune remarquable comprenant des espèces protégées dont la tranquillité et les corridors de déplacement se trouvent menacés.
Face à la fronde politique et citoyenne, le gouvernement régional défend la nécessité d’une transition énergétique tout en examinant des aménagements potentiels. Les promoteurs mettent en avant des compensations écologiques et des infrastructures sociales destinées aux résidents, tandis que les opposants rappellent que des plantations de substitution ne remplacent pas un écosystème mature.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Mathrubhumi English.
