Des organisations de mindanao défendent l'usage du terme lumad pour s'unir

Des organisations autochtones de l'île de Mindanao défendent l’usage du terme générique lumad pour affirmer leur union face aux difficultés communes. Cette position conteste les directives de la commission nationale des peuples autochtones qui encourage l’abandon de cette appellation au profit des seules appartenances ethnolinguistiques.
Un choix d’autonomie identitaire
Les responsables institutionnels estiment que ce vocable global ne convient pas à l’ensemble des minorités locales et préconisent de nommer chaque communauté de manière spécifique. En réponse, des personnalités et des militantes soulignent que cette désignation commune n’efface en rien la diversité des cultures et des traditions locales. Elles rappellent que ce terme a été choisi librement par les populations elles-mêmes pour fortifier leur solidarité.
Défendre l’autodétermination collective
Les porte-parole des groupements concernés regrettent que les autorités se concentrent sur des querelles de vocabulaire plutôt que sur les urgences de terrain. Les menaces pesant sur les terres ancestrales, les pressions climatiques et la protection des droits fondamentaux nécessitent des actions concrètes de la part des institutions publiques. Associer en outre cette identité partagée à des mouvements contestataires fragilise la légitimité des revendications.
Une histoire de lutte
L’usage de ce terme rassembleur remonte à plusieurs décennies, période où de multiples groupes ethniques ont décidé de s’associer pour porter d’une seule voix leurs aspirations territoriales et politiques. Les observateurs rappellent que le droit des peuples à choisir leur propre désignation constitue un principe fondamental reconnu par les textes nationaux et internationaux relatifs aux droits des minorités.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Davao Today.


