Des leaders yanomami réclament protection et politiques publiques au Sénat

Des responsables yanomami ont exigé une protection accrue, un accès à l’eau potable et la pérennisation des politiques publiques lors d’une audience au Sénat brésilien, fin octobre 2026. La rencontre, organisée par une sous-commission de la chambre haute, a permis de faire le point sur les ravages causés par l’orpaillage illégal dans la terre indigène.
Un plan de restauration écologique
La présidence de la Fondation nationale des peuples indigènes a dévoilé un programme pluriannuel pour régénérer les zones abîmées par l’activité minière. Les données officielles montrent qu’une large part des communautés locales subit les contrecoups de cette destruction sur les ressources naturelles et la faune.
Les investissements prévus atteignent des dizaines de millions de réaux sur cinq ans, avec un horizon décennal pour réhabiliter des centaines d’hectares. Les autorités et les experts universitaires ont élaboré des stratégies spécifiques pour contrer la contamination des rivières et préserver les traditions locales.
Les urgences sanitaires et sociales
Les porte-parole des communautés ont insisté sur la nécessité absolue de garantir la sécurité alimentaire et de soigner les populations touchées. Ils réclament une collaboration étroite entre les différentes institutions pour pérenniser les actions de terrain et protéger les groupes vulnérables.
Le ministère du Développement et de l’Assistance sociale a de son côté exposé des initiatives axées sur l’accompagnement d’urgence et l’embauche de médiateurs locaux. Les sénateurs présents ont confirmé leur volonté de surveiller de près l’application de ces mesures et l’utilisation des budgets alloués.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Jornal Grande Bahia.