Clans et Tribus

Droits & territoires Inde · Îles Andaman-et-Nicobar

Le ministère des Affaires tribales conteste la participation des leaders nicobarais à un recours

Le ministère des Affaires tribales s’oppose à la participation de dirigeants nicobarais à une procédure judiciaire en cours devant la Haute Cour de Calcutta concernant un vaste projet de développement sur l’île de Grande Nicobar. Cette démarche juridique conteste la régularité de la reconnaissance des droits forestiers pour ce chantier pharaonique qui menace les terres ancestrales et les écosystèmes de cette région isolée.

Un processus de consultation contesté

Des représentants de la communauté nicobaraise cherchent à s’associer à un recours initialement déposé par une ancienne haute fonctionnaire pour invalider les certificats de consentement prétendument délivrés par les assemblées locales. Selon les requérants, les réunions organisées pour valider la cession des terres forestières n’ont impliqué que des populations de colons installées depuis des décennies, excluant totalement les peuples autochtones. Les plaignants affirment également qu’un document de non-objection signé par un chef tribal a été obtenu par tromperie, sans information préalable adéquate ni respect des procédures légales garantissant le consentement collectif.

L’opposition du gouvernement central

De son côté, l’administration fédérale estime que la requête des habitants autochtones doit être rejetée en raison de leur inaction durant les étapes réglementaires initiales. Les autorités soutiennent que les droits des populations locales étaient déjà préservés par d’autres réglementations historiques protégeant les îles de l’archipel. Des experts soulignent toutefois que l’absence de véritables assemblées villageoises autochtones constituables invalide la légalité des autorisations environnementales délivrées pour le projet de méga-infrastructure.

Des enjeux cruciaux pour les terres

Ce dossier met en lumière les tensions persistantes autour de l’autonomie territoriale des peuples autochtones de l’archipel, qui réclament depuis des années le droit de regagner leurs villages d’origine après avoir été déplacés par des catastrophes naturelles passées. Les organisations de défense des droits rappellent que la protection des forêts et des ressources traditionnelles relève de garanties juridiques fondamentales qui ne sauraient être contournées pour des impératifs de planification industrielle ou d’aménagement du territoire.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Scroll.in.

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