Le conseil coutumier de Mimika condamne la destruction de stands amungmes

Début novembre 2026, la police municipale du district de Mimika, dans la province indonésienne de Papouasie centrale, a détruit plusieurs stands de vente tenus par des femmes autochtones Amungmes et Kamoro le long d’une avenue principale. Le conseil coutumier local a vivement dénoncé cette intervention soudaine menée sans consultation préalable, qualifiant cette mesure d’intimidation voilée visant à masquer la réalité sociale de la région à l’approche d’un sommet international sur la tolérance.
Une destruction préjudiciable aux commerçantes
Les responsables coutumiers soulignent que ces étals artisanaux constituent l’unique source de revenus de ces mères de famille pour subvenir aux besoins essentiels de leur foyer grâce à la vente de produits locaux. Cette démolition abrupte piétine non seulement les réglementations régionales censées protéger la petite économie des communautés autochtones, mais elle ignore également la valeur de leurs traditions et de leurs droits économiques fondamentaux.
Les exigences des autorités coutumières
Face à ce préjudice, les représentants traditionnels exigent des excuses publiques de la part des autorités, des sanctions sévères contre les responsables administratifs, ainsi qu’une indemnisation financière incluant le paiement de compensations coutumières pour les matériaux détruits. Ils réclament en outre la construction rapide d’infrastructures de vente appropriées et menacent de perturber la conférence internationale prévue si ces quatre exigences ne sont pas rapidement satisfaites.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Papuanewsonline.com.

