La police indienne réprime des manifestants adivasis contre une voie ferrée

Des forces de police et des unités paramilitaires ont violemment démantelé lundi un rassemblement pacifique dans le village de Barkani, situé dans le district de Sundargarh en Odisha. De nombreux habitants adivasis, mobilisés depuis de longs mois contre le projet ferroviaire de l’entreprise publique Rourkela Steel Plant, ont été interpellés lors de cette descente musclée.
Une répression policière violente
Les autorités ont employé la force pour évacuer les contestataires installés sur le site des travaux de la nouvelle double voie ferrée destinée au transport de minerais. Plusieurs résidents, parmi lesquels des personnes âgées et une adolescente de quinze ans, ont été arrêtés et emmenés par les forces de l’ordre, suscitant l’indignation des communautés locales.
L’absence de concertation locale
Les familles locales dénoncent des expropriations forcées menées sans leur accord préalable ni versement des indemnités promises. Les militants associatifs rappellent que la zone fait l’objet de litiges fonciers et que le promoteur industriel impose ses chostructures au détriment des droits des populations autochtones.
La menace sur les terres ancestrales
Ce nouvel aménagement aggrave la précarité des tribus de la région, déjà fragilisées par des décennies d’activités extractives et d’industrialisation agressive. Les défenseurs des droits humains redoutent que ces déplacements successifs n’entraînent la disparition progressive des repères culturels et des modes de vie traditionnels de ces peuples.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Maktoob.


