La Chine ferme trois écoles tibétaines en trois mois menaçant la culture locale

Plusieurs établissements scolaires tibétains situés dans la région de Golog, dans la province chinoise de Qinghai, ont fermé leurs portes au cours des derniers mois. Cette décision administrative touche directement des centaines d’élèves et d’enseignants, plongeant les familles locales dans l’incertitude quant à l’avenir de l’enseignement de leur langue maternelle. Les autorités locales et les services éducatifs n’ont fourni aucune explication claire sur le devenir des enfants scolarisés dans ces structures fermées brutalement.
Une politique d’uniformisation culturelle
Les fermetures successives de la Gangjong Grassland Girls School, de l’école primaire du village de Jasag et de l’orphelinat-école de Golog Tadra interviennent dans un contexte de renforcement du contrôle étatique sur l’éducation. Des sources locales et des observateurs associent ces mesures à la mise en œuvre de la loi sur l’unité et le progrès ethnique entrée en vigueur récemment. Les institutions indépendantes fondées par des initiatives communautaires ou nomades sont perçues par le pouvoir central comme un obstacle à l’assimilation culturelle des jeunes générations.
Le transfert vers des internats publics
Pour remplacer ces structures régionales, les autorités privilégient la scolarisation des enfants dans de grands internats d’État situés en basse altitude ou dans les centres urbains. Ces établissements imposent un programme entièrement en chinois et soumettent les élèves à des campagnes de rééducation patriotique. Les sociologues et les représentants tibétains en exil estiment que cette stratégie vise à couper les jeunes de leurs racines culturelles et à affaiblir la transmission intergénérationnelle de l’identité tibétaine.
Les inquiétudes des communautés locales
Les fermetures d’écoles et d’orphelinats qui soutenaient les populations vulnérables provoquent une vive inquiétude parmi les défenseurs des droits humains et les anciens prisonniers politiques. Malgré les pressions et le climat de peur généralisé, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une politique concertée d’éradication de la culture tibétaine. La disparition progressive de ces espaces éducatifs autonomes prive les familles nomades et rurales des rares moyens de préserver leur patrimoine linguistique et leurs traditions séculaires.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Radio Free Asia.




