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Des représentants ayoréos se rendent en Europe pour défendre le Chaco

Des représentants du peuple ayoréos se sont rendus en Europe au printemps pour alerter sur la déforestation rapide du Gran Chaco paraguayen et demander une protection accrue pour les membres de leur communauté vivant encore en isolement volontaire. Porai Picanerai et Darajidi Rosalino Picanerai ont mené des rencontres à Rome et Milan afin de dénoncer l’impact des activités d’élevage et de l’industrie du cuir sur leurs terres ancestrales.

Une spoliation menaçant les derniers isolés

Le territoire traditionnel des Ayoréos subit depuis des décennies une déforestation massive liée à l’avancée des colonies menonites, des infrastructures et des grands domaines d’élevage bovin. Bien qu’une portion de ces terres ait été reconnue officiellement au début des années 2000, une grande partie reste aux mains d’entreprises privées qui poursuivent l’exploitation de la zone. Cette destruction environnementale met directement en danger les derniers groupes totobiegosode qui refusent tout contact avec la société extérieure et parcourent les parcelles boisées restantes pour survivre.

La filière du cuir en accusation

Les délégués ayoréos ont pointé du doigt la responsabilité des marchés internationaux, notamment en Italie, où parvient une partie du cuir produit sur les terres déboisées du Chaco. Des enquêtes journalistiques ont mis en lumière ces chaînes d’approvisionnement qui alimentent le secteur du luxe automobile européen. Face à ces pressions, certaines tanneries ont pris des engagements pour bloquer leurs achats de matières premières liées à la déforestation, mais la destruction de la forêt se poursuit à un rythme soutenu dans la région.

Des interpellations politiques et juridiques

Durant leur déplacement, les représentants ont échangé avec des parlementaires italiens et ont manifesté devant des organisations professionnelles pour exiger davantage de transparence des acheteurs européens. En parallèle, les instances internationales comme la Commission interaméricaine des droits de l’homme ont multiplié les avertissements et ordonné des mesures conservatoires pour stopper la déforestation et préserver l’intégrité physique des Ayoréos isolés, sans que le gouvernement paraguayen n’ait totalement enrayé la menace.

La sauvegarde d’une culture menacée

Pour les Ayoréos, la disparition de leur écosystème forestier équivaut à l’effacement progressif de leurs repères spirituels, sociaux et culturels. Les leaders communautaires rappellent que leur survie collective dépend de la préservation de leur environnement originel, tout en redoutant que la violence des exploitants et la perte de leurs terres ne finissent par faire disparaître définitivement leur mode de vie traditionnel.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après TRT Español.

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Astuce : essaie « têtes réduites », « Écosse » ou « Sand Creek ».