La cheffe du bureau des grands projets fédéraux concède le scepticisme des Premières Nations

La dirigeante du Bureau des grands projets du gouvernement canadien a reconnu devant un comité parlementaire que les Premières Nations avaient pleinement le droit de douter des motivations de son organisme. Cette mise au point survient après de vives critiques formulées par des chefs autochtones concernant l’absence de concertation autour d’un grand projet d’infrastructure énergétique.
Un calendrier jugé trop expéditif
Le Premier ministre a officiellement classé le projet d’oléoduc Pacific Link comme une initiative d’importance nationale début octobre. Face aux protestations des dirigeants autochtones qui ne disposaient que d’une dizaine de jours ouvrables pour analyser la proposition, le délai de consultation initial d’un mois a finalement été doublé par les autorités fédérales.
Les critiques des communautés locales
Plusieurs groupes autochtones ont pointé du doigt la pauvreté des informations fournies, estimant que cela nuisait à leur capacité d'évaluation. En réaction, la communauté de Cold Lake a saisi la Cour fédérale afin de contester la désignation du tracé et d’exiger le respect de l’obligation constitutionnelle de consultation préalable.
La défense de l’agence fédérale
Les représentants de l’agence ont défendu leur méthode en plaidant pour une implication en amont des communautés, censée éviter des dossiers déjà bouclés par les promoteurs. La direction a exprimé de petits regrets sur sa communication passée tout en se montrant pleinement rassurée quant à la solidité juridique de sa démarche devant les tribunaux.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après NanaimoNewsNOW, Winnipeg Free Press, Noovo Info et Courrier Frontenac.
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Autres sources : Winnipeg Free Press · Noovo Info · Courrier Frontenac


