Un dirigeant de manipur accuse un groupe armé impliqué dans des meurtres de nagas

Le vice-Premier ministre de l’État indien du Manipur, Losii Dikho, a publiquement accusé un groupe armé kuki d’être responsable du meurtre de plusieurs hommes nagas commis plus tôt dans l’année. S’exprimant fin octobre, ce responsable politique a exigé la démission de sa collègue Nemcha Kipgen, également vice-Première ministre, dont l’époux dirige cette organisation rebelle.
Des accusations et des tensions politiques exacerbées
Appuyant ses affirmations sur des entretiens menés avec des otages libérés lors d’une récente crise, Losii Dikho estime indiscutable l’implication du Front national kuki, faction présidentielle. Il reproche à Nemcha Kipgen soit de quitter ses fonctions, soit d’user de son influence pour faire cesser les exactions attribuées au mouvement de son mari. Cette prise de position met en lumière de profondes divisions au sein de l’exécutif régional dirigé par le Chief Minister Yumnam Khemchand Singh, mis en place pour représenter les différentes communautés de la région.
Une intervention fédérale et des enquêtes en cours
Face à cette crise ouverte, huit élus nagas ont adressé un courrier au ministre fédéral de l’Intérieur, réclamant des sanctions contre leur collègue ainsi que l’arrestation de responsables rebelles. Des agences politiques et des émissaires de New Delhi mènent actuellement des discussions pour tenter d’apaiser les tensions avec les parlementaires nagas. En parallèle, l’Agence nationale d’investigation mène des investigations sur ces enlèvements et homicides survenus dans les districts de Kangpokpi et de Senapati, tandis que les autorités procèdent à des contrôles dans les camps militaires désignés.
Un fragile équilibre institutionnel menacé
Cette confrontation entre les communautés naga et kuki vient alourdir un climat déjà marqué par de violents affrontements opposant depuis le printemps dernier les populations meiteis et kuki-zo. L’avenir politique de la région demeure incertain à l’approche de prochaines échéances électorales, que certains responsables jugent difficiles à organiser dans le contexte actuel. Des efforts de réconciliation impliquant des chefs religieux et communautaires sont également tentés pour renouer le dialogue, sans résultats tangibles pour le moment.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après India Today NE, Rediff et The Assam Tribune.
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Autres sources : Rediff · The Assam Tribune



