L'association brésilienne de santé collective dénonce les violences post-électorales contre les autochtones

À la suite du second tour de l'élection présidentielle brésilienne d’octobre 2026, l’Association brésilienne de santé collective et le Mouvement international des peuples autochtones ont dénoncé une vague de violences ciblées. Des communautés Guarani, Kaiowá et Terena de l'État du Mato Grosso do Sul ont subi des agressions, des intimidations et des restrictions pour exprimer leur droit de vote.
Des attaques d’une extrême gravité
Les organisations signalent des homicides, des actions de sabotage routier, des propos racistes ainsi que de graves menaces de contamination des réseaux d’eau potable dans plusieurs municipalités. Ces exactions sont attribuées à des partisans de l’extrême droite et à des intérêts liés à l’agro-industrie locale, exacerbant un climat d’insécurité déjà dénoncé par les instances représentatives comme l’Articulation des peuples indigènes du Brasil.
Exigences de justice et de protection
Face à cette situation critique, les réseaux associatifs réclament des enquêtes indépendantes et rapides pour identifier les coupables, y compris d'éventuelles complicités policières. Ils demandent également la sécurisation urgente des territoires menacés, la garantie des droits politiques fondamentaux et l’arrêt des projets législatifs fragilisant la démarcation des terres traditionnelles.
Un contexte de conflits fonciers persistants
Ces violences post-électorales s’inscrivent dans une trajectoire de tensions structurelles liées à la possession des terres et à l’expansion des intérêts agraires dans la région. Les peuples autochtones continuent de faire face à des pressions intenses remettant en cause leur survie physique et culturelle malgré les alternances politiques institutionnelles.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Combate Racismo Ambiental et Scoop.
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Autres sources : Scoop


