Des premières nations de colombie-britannique attaquent le projet pacific link

Plusieurs Premières Nations de Colombie-Britannique ont introduit des recours en contrôle judiciaire auprès de la Cour fédérale pour contester la décision d’Ottawa d’accélérer l’examen du projet d’oléoduc Pacific Link. Ce pipeline de pétrole brut, destiné à relier l’Alberta à la côte sud de la province, a été désigné comme projet d’intérêt national en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada. Les communautés plaignantes affirment que le gouvernement fédéral a manqué à son obligation constitutionnelle de consultation préalable et n’a pas fourni suffisamment d’informations sur les impacts potentiels.
Une procédure accélérée jugée inacceptable
La désignation du projet entraîne un processus réglementaire simplifié et unifié, géré par le Bureau des grands projets et la Régie de l’énergie du Canada, qui se substitue aux autorisations environnementales habituelles. Les Premières Nations estiment que cette procédure expéditive, menée en quelques mois pour un chantier évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars, restreint indûment leurs droits ancestraux. Des représentants locaux dénoncent une décision hâtive favorisant les intérêts industriels au détriment des populations autochtones.
Les menaces pesant sur le saumon sauvage
Les communautés plaignantes, parmi lesquelles figurent notamment les nations Tsartlip, Cheam et le Conseil des chefs St’át’imc, s’inquiètent particulièrement des risques écologiques majeurs. Le tracé prévoit plus de cinq cents franchissements de cours d’eau, dont plusieurs sur le fleuve Fraser, ainsi qu’une augmentation du trafic de navires-citernes dans la mer des Salish. Selon ces nations, une marée noire menacerait directement le saumon sauvage, pilier de leur subsistance, de leur culture et de leurs droits de pêche.
Exigences de consentement et recours juridiques
Les requêtes déposées demandent à la justice de confirmer l’obligation d’une consultation significative et respectueuse de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Les plaignants rappellent que leurs territoires traditionnels sont déjà fragilisés par les impacts cumulés du développement et des changements climatiques. Ils réclament l’annulation de cette classification et l’arrêt des processus décidés sans leur consentement exprès.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Sherbrooke.info, energynews.pro, Canadian Lawyer et Langley Advance Times.
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Autres sources : energynews.pro · Canadian Lawyer · Langley Advance Times


