Des dirigeants autochtones réclament une plus grande inclusion à la COP17 sur la biodiversité

Lors de la convention sur la biodiversité COP17 qui se tient fin octobre, des représentants des peuples autochtones et des communautés locales soulignent la nécessité d’une participation accrue dans l'élaboration des politiques mondiales. Malgré leur présence active, ces communautés estiment que leur implication reste souvent limitée à de simples consultations plutôt qu'à de véritables partenariats. Cette situation préoccupe particulièrement ces populations dont les territoires et les savoirs traditionnels sont directement touchés par les décisions environnementales.
Une distinction internationale saluée
Dans ce contexte, la conférence a mis à l’honneur six figures engagées venues du Brésil, du Pérou, de l’Indonésie, de la Thaïlande, de Gambie et de la République démocratique du Congo. Désignés ambassadeurs pour les forêts primaires, ces lauréats récompensés par une initiative conjointe de plusieurs organisations internationales illustrent la contribution essentielle des savoirs ancestraux à la protection des écosystèmes. Parmi eux, Maimuna Jawara milite pour l’agroécologie en Gambie, tandis qu’Herkulanus Sutomo Manna défend les terres des Dayaks Iban en Indonésie face aux menaces extérieures.
Des obstacles persistants malgré les accords
Les débats sur place mettent en lumière le décalage entre les engagements étatiques et la réalité du terrain. Bien qu’un organe permanent ait été créé lors de la COP précédente pour garantir l’inclusion des communautés, les délégués regrettent la lenteur des progrès institutionnels. De nombreuses organisations autochtones redoutent notamment que l’objectif mondial de conservation de trente pour cent des terres d’ici deux-tiers ne piétine leurs droits territoriaux traditionnels.
La question centrale de l’influence politique
Pour les défenseurs des droits autochtones, la visibilité médiatique et les récompenses honorifiques ne suffisent pas à transformer les rapports de force institutionnels. Les barrières structurelles continuent d'écarter les populations locales des sphères décisionnelles nationales et locales. Les participants rappellent pourtant que la sécurisation des droits fonciers autochtones demeure l’un des moyens les plus efficaces pour préserver durablement la biodiversité mondiale.
Vers une transition socialement juste
Les lauréats insistent sur le fait que la préservation des forêts est indissociable du respect des cultures et des modes de vie traditionnels. Leurs actions combinant cartographie participative, agroforesterie et mobilisation numérique démontrent l’efficacité de la gestion communautaire. Les institutions partenaires promettent de poursuivre leur collaboration avec ces ambassadeurs pour porter ces revendications au-delà de la conférence.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Global Issues.Org.


