Clans et Tribus

Environnement Bolivie

Des peuples autochtones de l'Amazonie bolivienne dénoncent le marché des crédits carbone comme un nouveau colonialisme

Des communautés autochtones de l’Amazonie bolivienne, notamment dans le Territoire indigène multiculturel II situé dans le département de Pando, expriment de vives inquiétudes face aux propositions de contrats liées aux marchés des crédits carbone. Des représentants des peuples Tacana, Ese Ejja et Cavineño dénoncent une tentative dissimulée de dépossession de leurs terres ancestrales, s’apparentant à une nouvelle forme de colonialisme. Alors que le pays a récemment assoupli sa législation pour autoriser la commercialisation de la nature, ces populations rappellent qu’elles n’ont pas consenti à ces projets.

Les promesses trompeuses des intermédiaires

En deux mille vingt-trois, une fondation liée à des magnats de l’agro-industrie a soumis un contrat de trente ans portant sur des centaines de milliers d’hectares de forêts préservées. Les habitants craignent que ces accords ne restreignent leurs activités traditionnelles vitales, telles que la récolte de noix du Brésil, la pêche et l’agriculture de subsistance. Plusieurs chefs communautaires soulignent que les avantages financiers promis sont dérisoires face aux risques de perdre le contrôle de leurs territoires au profit d’acteurs privés.

L’influence des politiques internationales

Des organisations de défense des droits humains et des experts en environnement mettent en garde contre le développement de ces mécanismes financiers qui aggravent les inégalités et contournent les obligations de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Parallèlement, des enquêtes révèlent le rôle prépondérant de l’Union européenne et de ses États membres dans l’accompagnement des réformes institutionnelles boliviennes en matière de finance verte, facilitant indirectement l’ouverture de la région aux marchés internationaux.

La résistance des peuples autochtones

Face à ces menaces, les autorités locales et les assemblées régionales réaffirment que leurs terres sont inaliénables et protégées par le droit international, qui impose une consultation préalable avant toute initiative sur leurs territoires. Plusieurs nations autochtones ont d’ores et déjà annoncé qu’elles refusaient l’accès à leurs zones de vie aux fondations et aux agences de coopération, dénonçant des tromperies récurrentes et une absence totale de prise en compte de leurs voix dans les négociations climatiques mondiales.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Voxeurop.

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