Revendications des Premières Nations pour les aéroports isolés en Ontario

Mercredi à Toronto, les dirigeants de la Nishnawbe Aski Nation et des Chefs de l’Ontario ont interpellé les gouvernements provinciaux et fédéraux pour exiger des investissements urgents dans vingt-neuf aéroports isolés du nord de la province.
Un sous-financement chronique menaçant la sécurité
Les responsables autochtones estiment à un milliard et demi de dollars le montant nécessaire pour combler les carences infrastructurelles de ces pistes d’atterrissage. Ils réclament notamment des pistes plus longues et asphaltées, un meilleur éclairage, des aides à la navigation modernisées et une présence de personnel en continu.
Des répercussions graves sur les services essentiels
Ce délabrement met en péril l’acheminement de denrées alimentaires, les évacuations d’urgence et l’accès aux soins médicaux dans les grands centres. Entre les contraintes météorologiques et l’inadéquation des infrastructures en gravier, des milliers de vols d’urgence ont dû renoncer à atterrir ces dernières années, tandis que de nombreux habitants ratent régulièrement leurs consultations médicales spécialisées.
Vers une cogestion indispensable des infrastructures
Face à cette situation, les communautés exigent la création d’une table multilatérale permanente associant les Premières Nations, les transporteurs ainsi que les instances fédérales et provinciales. Les chefs autochtones insistent sur le fait que toute décision et planification en matière d’infrastructures de transport doit impérativement être élaborée avec eux et non à leur place.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après CTV News, TVO.org et CBC.




