L'Australie continue d'attacher des patients autochtones aux lits d'hôpitaux

En octobre 2026, une adolescente autochtone de seize ans a été maintenue enchaînée à son lit d’hôpital à Perth, en Australie-Occidentale, sous la garde des services correctionnels après avoir accouché. Cette situation alarmante survient peu de temps après le rejet par le Parlement fédéral d’un projet de loi visant à interdire l’entrave des femmes incarcérées pendant l’accouchement. Le texte, porté par la sénatrice indépendante Lidia Thorpe, a été repoussé par les partis principaux sous prétexte qu’il s’agit d’une compétence des États fédérés.
Une pratique carcérale généralisée
Plusieurs cas similaires ont été recensés récemment à travers le pays, notamment dans le Queensland où une femme a également subit des mesures de contrainte physique après une césarienne. Le Réseau national des femmes et des jeunes filles incarcérées et anciennement incarcérées dénonce vigoureusement ces méthodes qu’il qualifie d’archaïques et d’humiliantes. Des militantes rappellent que ces jeunes mères incarcérées ont avant tout besoin de soins et de dignité plutôt que de violences institutionnelles.
Un renvoi de responsabilité politique
Les autorités fédérales se défendent d’intervenir en affirmant que la question relève des juridictions locales et des ministères de la Santé, provoquant l’indignation des sénateurs écologistes et indépendants. Ces derniers soulignent que le gouvernement fédéral dispose pourtant du pouvoir constitutionnel d’affaires extérieures pour légiférer et mettre un terme à ces abus. De leur côté, les défenseurs des droits humains rappellent que l’Australie viole ainsi les règles internationales interdisant l’utilisation de moyens de contrainte sur les femmes enceintes ou venant d’accoucher.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Sydney Criminal Lawyers.




