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Manifestation de masse à imphal au manipur pour demander la protection des communautés et la fin d'un accord

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Imphal, la capitale de l'État indien du Manipur, pour exiger la démission du gouvernement et la fin d’un accord de cessez-le-feu. Organisé par un comité collectif de défense de l’intégrité régionale, ce rassemblement fait suite à une récente embuscade meurtrière attribuée à des miliciens contre des membres de la communauté meitei.

Une colère populaire contre l’exécutif

Les manifestants ont convergé vers le district d’Imphal-Ouest, brandissant des pancartes réclamant justice, sécurité et l’abrogation de l’accord de cessez-le-feu connu sous le nom de Suspension of Operations. Bloqué par des barricades policières à proximité des bâtiments officiels, le cortège a rassemblé diverses communautés autochtones, notamment des Meiteis et des Nagas, qui ont affiché une unité inédite après des années de tensions intercommunautaires. Les participants ont exprimé leur exaspération face aux défaillances des autorités dans la protection des civils et ont dénoncé l’immigration clandestine ainsi que les violences armées.

La contestation d’un accord controversé

L’accord de cessez-le-feu, conclu en 2008 entre le gouvernement central, les autorités locales et des groupes armés kuki-zo, traverse une crise majeure. Arrivé à expiration début septembre sans être renouvelé, il fait l’objet de vives critiques en raison du non-respect supposé de ses règles, qui imposent aux combattants de rester confinés dans des camps désignés et de déposer les armes. Les forces de sécurité ont récemment pris le contrôle d’un de ces sites après y avoir constaté une quasi-absence de cadres enregistrés, et prévoient désormais d’auditer l’ensemble des structures similaires.

Un climat d’affrontements durables

Le Manipur subit depuis mai 2023 des violences ethniques récurrentes entre les populations meitei de la vallée et kuki des collines, un conflit qui a coûté la vie à plus de 300 personnes et poussé de nombreuses familles à fuir. Des affrontements distincts entre les communautés kuki et naga ont également causé de nombreux décès. Face à cette situation, les organisations nagas ont mené des actions de protestation similaires dans d’autres districts pour réclamer des démissions ministérielles et la fin des pactes militaires jugés préjudiciables à la paix.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après National Herald et The Print.

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Autres sources : The Print

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