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Droits & territoires Nouvelle-Zélande

L'iwi Māori Ngāti Kahungunu réclame au British Museum la restitution de taonga

Le dirigeant de l’iwi Māori Ngāti Kahungunu, Bayden Barber, a officiellement exigé du British Museum et de la couronne britannique la restitution de plus de six cents objets culturels ancestraux originaires de la région de Waimārama. Cette demande majeure, formulée en cette période récente, met en lumière la présence de nombreux taonga prélevés sur des terres spoliées et dans des sites funéraires au cours de la période coloniale. L’institution londonienne, abritant la plus vaste collection māorie hors de Nouvelle-Zélande, a éludé la requête directe tout en se disant ouverte à des discussions futures avec les représentants de la communauté.

Une spoliation ancrée dans l’histoire coloniale

Les artefacts réclamés comprennent non seulement des objets précieux ayant appartenu à des chefs et des guerriers de premier plan, mais raniment aussi la question douloureuse des restes humains détenus par le musée britannique. Des décennies auparavant, un premier rapatriement de dépouilles ancestrales avait déjà eu lieu, mais plusieurs têtes momifiées, appelées toi moko, demeurent dans les réserves malgré les refus opposés aux demandes officielles de restitution formulées par le musée national Te Papa. Pour les descendants, ces reliques sacrées et ces objets d’art ne relèvent pas des collections de l’institution, mais doivent impérativement retrouver leur terre d’origine et renouer avec leur peuple.

La contestation croissante des détentions muséales

Cette revendication s’inscrit dans un mouvement international de critique visant la politique muséale britannique et le cadre juridique rigide qui interdit la cession définitive d’objets. Des personnalités politiques influentes dénoncent publiquement la conservation de ces biens culturels issus de pillages coloniaux à travers le monde, qualifiant les réserves britanniques de sanctuaires de reliques sacrées spoliées. La législation régissant le musée fait l’objet de vives contestations lors de sommets internationaux, certains parlementaires plaidant ouvertement pour son abrogation afin de permettre le retour des patrimoines autochtones spoliés.

Vers de nouvelles formes de dialogue culturel

Face à l’intransigeance affichée par les autorités muséales en matière de restitution sèche, des voix s'élèvent au sein de la diaspora māorie pour envisager des approches diplomatiques novatrices. Certains artistes suggèrent d’explorer des solutions fondées sur l'échange culturel, la co-construction de scénarios mutuellement bénéfiques et le dialogue direct pour surmonter les blocages institutionnels. L’objectif demeure de valoriser cet héritage tout en reconnaissant les lourds compromis consentis par les ancêtres lors de la confrontation avec le monde occidental.

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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après 1News.

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Astuce : essaie « têtes réduites », « Écosse » ou « Sand Creek ».