Le Mexique et le Canada plaident pour l'intégration des langues indigènes dans l'intelligence artificielle
Des représentants du Mexique et du Canada se sont réunis lors d’un atelier bilatéral tenu cette semaine pour débattre de l’intégration des langues indigènes dans les technologies numériques et l’intelligence artificielle, afin de prévenir l’exclusion des communautés originaires.
Les risques de l’exclusion numérique
La secrétaire mexicaine à la Science, Rosaura Ruiz Gutiérrez, a averti que les outils technologiques actuels risquent d’accentuer la marginalisation des peuples autochtones si leurs parlers en sont absents. Elle a mentionné l’importance de bâtir des solutions respectueuses des savoirs traditionnels et de la diversité culturelle. De son côté, l’ambassadeur canadien Cameron MacKay a insisté sur la nécessité de placer les communautés au cœur de la préservation de leur patrimoine linguistique, en s’appuyant sur des cadres législatifs adaptés.
Vers des projets universitaires conjoints
Les institutions académiques, telles que l’Université nationale autonome du Mexique, ont suggéré de tisser des partenariats durables entre chercheurs et organisations locales pour réparer des injustices anciennes. Les autorités ont également partagé des initiatives concrètes, à l’image des réseaux de promotion linguistique et des maisons communautaires destinées à transmettre les parlers ancestraux aux jeunes générations.
Préserver la diversité face aux crises
Les responsables des deux pays ont souligné que la survie des idiomes autochtones constitue une urgence absolue nécessitant des efforts constants malgré les aléas budgétaires. Ils ont conclu sur la nécessité de coordonner les actions institutionnelles tout en garantissant l’autonomie totale des locuteurs dans la gestion de leurs patrimoines.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Hoja de Ruta Digital.


