La Via Campesina exprime son soutien aux organisations du Honduras

Lors de sa conférence de mi-parcours à Bangkok, le mouvement international La Via Campesina a manifesté, en mai et juillet 2026, son soutien indéfectible aux communautés paysannes, autochtones et garifunas du Honduras. Ces populations font face à une vague alarmante de violences, de criminalisation et d’expulsions liées à la défense de leurs terres ancestrales.
Le réseau paysan dénonce particulièrement la tuerie survenue le 21 mai 2026 à Rigores, dans le département de Colón, qui a causé la mort de vingt personnes appartenant à des coopératives agricoles. Il condamne également l’intervention policière menée le 6 juillet suivant dans la communauté garifuna de San Juan, soldée par l’arrestation de militants locaux. Pour l’organisation, ces drames illustrent une politique de militarisation et l’adoption récente de décrets législatifs favorables à l’agro-industrie et au tourisme au détriment des droits territoriaux.
Face à cette situation, les mouvements réclament l’arrêt immédiat des expulsions, l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur ces massacres et le plein respect des décisions de la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Ils exhortent les autorités honduriennes à privilégier le dialogue et à appliquer les conventions internationales protégeant les peuples autochtones et les travailleurs ruraux.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après La Via Campesina.




