L'Assemblée des Premières Nations réclame des investissements dans les infrastructures pour le budget fédéral

L’Assemblée des Premières Nations a formulé de nouvelles exigences financières à l’attention du gouvernement fédéral en amont du budget 2026, réclamant des investissements majeurs dans les infrastructures et les services essentiels. Lors d’une conférence de presse à Ottawa, la cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak a insisté sur la nécessité de combler les retards accumulés pour garantir le bien-être des communautés, tout en saluant de récentes annonces ministérielles partielles.
Un gouffre financier persistant
L’organisation autochtone estime le déficit d’infrastructure dans les réserves à plus de 375 milliards de dollars sur dix ans, un montant qui continue de croître en raison de l’insuffisance des fonds fédéraux actuels. Parmi les priorités absolues figure le secteur éducatif, la cheffe réclamant deux milliards et demi de dollars par an sur deux décennies pour remplacer de nombreuses écoles vétustes et inadaptées. De surcroît, le budget fédéral proposé prévoit des enveloppes substantielles pour le logement, l’éducation et les services de santé, mais les dirigeants locaux attendent désormais des précisions sur les critères d’attribution et les calendriers de versement.
Les craintes face au développement
Les représentants des Premières Nations ont également vivement critiqué l’utilisation par le gouvernement de la formule Maître chez nous pour qualifier son budget, qu’ils jugent profondément inappropriée au regard de la situation réelle. Judy Wilson, coprésidente d’un groupe de travail sur les revendications particulières, a reproché à Ottawa d’accélérer des projets de développement sur les territoires ancestraux sans obtenir le consentement requis. Dans le même sens, la cheffe Laurie Carr a dénoncé un projet de loi visant à accélérer les grands chantiers, estimant qu’il bafoue les droits ancestraux et l’obligation de consultation préalable.
La bataille des revendications territoriales
Les autorités autochtones rappellent que la réconciliation ne peut progresser tant que les injustices du passé demeurent non résolues et que les obligations de la Couronne ne sont pas respectées. Le financement des recherches liées aux revendications particulières doit impérativement être amélioré afin de solder ces contentieux historiques. Par ailleurs, les communautés insistent pour que les services de base soient strictement protégés contre les coupes budgétaires et l’expiration de programmes de financement temporaires.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après CBC, CBC.ca via MSN et NetNewsLedger.
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