L'accès à la terre intègre pour la première fois un rapport de santé climatique en Océanie

Pour la première fois, le rapport 2026 de l’Oceania Report du MJA-Lancet Countdown intègre des données gérées par des Autochtones pour mesurer l’impact du dérèglement climatique sur la santé. Des chercheurs de l’Université nationale australienne, affiliés au centre Yardhura Walani, ont analysé le temps passé sur les terres ancestrales par les populations aborigènes et des îles Détroit de Torres. Cette avancée majeure permet de relier directement la préservation des traditions et le bien-être général face aux menaces environnementales croissantes.
Des données autonomes et inédites
L’étude s’appuie sur les informations recueillies par l’enquête Mayi Kuwayu, une démarche entièrement menée et dirigée par les communautés concernées, qui a déjà mobilisé plus de treize mille participants âgés de plus de seize ans. Les statistiques collectées entre deux mille vingt-et-un et deux mille vingt-cinq révèlent que près de soixante pour cent des adultes aborigènes et insulaires ont pu se rendre sur leurs territoires ancestraux. Les habitants des zones reculées affichent une fréquence plus élevée de séjours prolongés par rapport à ceux résidant en milieu urbain ou régional.
Un accès entravé malgré les bienfaits
Les initiateurs du projet soulignent que le contact avec les terres procure des avantages considérables sur les plans physique, mental, émotionnel et spirituel. Néanmoins, l’analyse met en lumière qu’environ quatorze pour cent des personnes interrogées souhaitent renouer avec leurs espaces traditionnels mais en sont empêchées. Les auteurs estiment que des politiques publiques facilitant cet accès généreraient des améliorations notables en matière de santé publique, tout en répondant aux appels lancés lors des éditions précédentes du rapport.
Perspectives pour les futurs rapports
Cette intégration d’indicateurs spécifiques marque un tournant dans la prise en compte des savoirs traditionnels au sein des évaluations climatiques régionales. L’inclusion de ces critères, répartis dans les différents volets d’analyse du document, offre désormais un outil de suivi longitudinal. Les prochaines parutions permettront ainsi d’observer l’évolution de la liaison avec les territoires face aux pressions climatiques qui menacent l’équilibre des peuples autochtones d’Océanie.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après ANU Reporter et The Australian National University.
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Autres sources : The Australian National University


