Des leaders autochtones avertissent l'ONU des dangers des compensations sur la faune sauvage
Des représentants de peuples autochtones et des organisations de la société civile ont interpellé l’Organisation des Nations unies lors du sommet sur la biodiversité pour dénoncer la financiarisation de la faune sauvage. Ils s’opposent fermement à la conversion d’espèces animales sacrées en crédits carbone et en compensations de biodiversité par les industries extractives. Cette pratique est qualifiée de solution illusoire et de greenwashing aggravant la destruction des écosystèmes.
La marchandisation des espèces sacrées
Des figures militantes comme Aimee Robeson et Tom Goldtooth ont souligné que la nature ne constitue pas une marchandise financière. Les buffles, les jaguars, les orangs-outans et les baleines font l’objet d’une valorisation marchande permettant aux entreprises polluantes de poursuivre leurs activités. Pour les communautés, réduire ces animaux à de simples instruments de compensation bafoue le caractère sacré de la faune et de la terre.
Un danger pour les équilibres vitaux
Plusieurs intervenants ont documenté des cas concrets de menaces sur leurs territoires ancestraux. En Indonésie, l’orang-outan de Tapanuli sert à compenser les impacts d’une mine d’or dans l'écosystème de Batang Toru. En Arménie, un projet minier controversé envisage d’utiliser l’habitat du léopard du Caucase et de l’ours brun pour verdir son image malgré les risques écologiques avérés.
Le rejet du colonialisme vert
Les porte-parole autochtones exigent l’arrêt immédiat de la monétisation de la nature et de la faune par les mécanismes de marché. Ils appellent les institutions internationales à refuser la complicité avec ce qu’ils nomment le colonialisme vert. La protection de la biodiversité passe selon eux par l’interdiction de l’exploitation minière et pétrolière sur leurs terres plutôt que par des compensations financières inopérantes.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après EnviroNews Nigeria.




