Des artistes autochtones dévoilent de nouvelles œuvres publiques à l'Université Concordia

Fin septembre, l’Université Concordia a inauguré deux nouvelles œuvres d’art public autochtone sur la terrasse réaménagée de son pavillon Henry-F.-Hall, située sur le campus montréalais. Dévoilées lors de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, ces créations concrétisent les recommandations d’un récent rapport institutionnel visant à mettre en valeur la présence et les savoirs des peuples autochtones au sein de l’établissement.
La première œuvre, intitulée A Song for Nuliajuk, consiste en un médaillon en bronze créé par l’étudiant Jason Sikoak et inséré au cœur du dallage. Cette pièce illustre une cérémonie inuite dédiée à Sedna, marquant par la même occasion l’intégration de la toute première œuvre autochtone pérenne dans la collection publique de l’université. Une fresque murale panoramique, baptisée Teionihtiohtia:kon et conçue par Hannah Claus et Kaia’tanó:ron Dumoulin Bush, habille ensuite un mur adjacent pour symboliser les visions autochtones du temps et de la mémoire.
La concrétisation d’un plan d’action institutionnel
Ces installations artistiques découlent directement d’un plan d’action initié quelques années plus tôt pour favoriser l’intégration culturelle sur les campus. La direction souligne que la rénovation de cette terrasse offrait l’opportunité idéale de transformer un lieu de passage en un espace de rassemblement accueillant et propice aux échanges intercommunautaires.
Les responsables universitaires espèrent que ces aménagements durables renforceront le sentiment d’appartenance des étudiants et du personnel autochtones tout en sensibilisant l’ensemble des visiteurs aux perspectives culturelles locales.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Concordia University.


