Csp-conlutas denuncia escalade de violences contre les peuples autochtones

À la suite du second tour de l’élection présidentielle brésilienne, les peuples autochtones font face à une recrudescence d’agressions, d’intimidations et d’actes de terrorisme perpétrés par des secteurs liés à l’agronégoce et à l’extrême-droite. Dans les États du Mato Grosso do Sul et du Rio Grande do Sul, plusieurs communautés, notamment les Guarani Kaiowá, Terena et Kaingang, ont été ciblées en raison de leurs choix électoraux, subissant des représailles violentes dans leurs propres territoires.
Les incidents recensés incluent l’incendie criminel de la résidence d’une liderança spirituelle âgée de quatre-vingt-dix ans dans le Mato Grosso do Sul, ainsi que des menaces d’empoisonnement de l’eau potable destinée à une autre communauté locale. Des organisations de défense des droits autochtones rapportent également des cas de persécutions professionnelles, d’offenses racistes et d’obstruction à la participation électorale. Les entités représentatives exigent des autorités fédérales des enquêtes rigoureuses et la punition des responsables de ces violences.
Cette escalade de tensions s’inscrit dans un contexte persistant de conflits fonciers, alimenté par l’opposition entre l’expansion de l’agronégoce et les revendications de démarcation territoriale des peuples originaires. Les organisations syndicales et indigènes soulignent que ces attaques visent à briser la résistance des communautés et à préserver des privilèges d’exploitation des terres, réaffirmant l’urgence de protéger les droits constitutionnels des populations autochtones au Brésil.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après CSP-Conlutas.

