Une traduction révèle la créativité des figurants anangus du film Bitter Springs

Un projet de traduction met en lumière la contribution et le génie créatif de figurants anangus dans le film classique australien Bitter Springs, tourné dans les années 1950. Ce long-métrage, l’un des premiers à aborder l’occupation des terres autochtones par les colons, mettait en scène cent vingt Anangus parlant leur propre langue sans aucun scénario écrit.
Une improvisation historique révélée
Des linguistes et des locuteurs de langues autochtones ont entrepris de traduire les dialogues du film, révélant que les acteurs anangus improvisaient des répercussions historiques profondes et décrivaient la réalité de l’invasion coloniale. À l'époque, l'équipe de tournage pensait que ces interventions n’avaient aucun sens, reléguant ces participants au rang de simples figurants sans importance.
Un travail de mémoire et de reconnaissance
Des descendants ont pu identifier leurs aïeux dans des photographies de tournage grâce à des recherches menées par des anthropologues et des linguistes. Les porteurs du projet s’efforcent désormais de sous-titrer intégralement le film et d’organiser de nouvelles projections pour offrir enfin une reconnaissance officielle à ces artistes autochtones.
Réparer un oubli historique
Lors de la sortie initiale du film, les acteurs blancs avaient bénéficié de toute l’attention médiatique tandis que les Anangus avaient été totalement ignorés et exclus des célébrations. Les organisateurs espèrent aujourd’hui corriger cette injustice historique en célébrant la contribution essentielle de ces communautés à ce patrimoine cinématographique.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après The Guardian.


