Une sénatrice brésilienne critique le rôle des ONG auprès des Yanomami

Fin mai 2026, la presidente de la Commission des droits de l’homme du Sénat brésilien, Damares Alves, a conduit une mission officielle dans l’État d’Amazonas afin d’évaluer les politiques publiques destinées aux peuples autochtones. Au cours de son déplacement, qui comprenait une étape à São Gabriel da Cachoeira et la visite d’un centre de santé à Manaus, la parlementaire a exprimé de vives inquiétudes face à l’arrivée de jeunes Yanomami souffrant de graves carences alimentaires.
Durant cette tournée, la responsable politique a publiquement mis en cause l’influence de certaines associations non gouvernementales auprès des communautés. Elle a estimé que ces structures agissent parfois comme des tutrices en filtrant l’accès aux villages et aux autorités locales, privant ainsi les habitants d’une expression directe. Affirmant que les populations concernées doivent incarner le premier rôle de leur propre destin, elle a exigé que les voix locales priment sur celles des intermédiaires associatifs.
Cette incursion institutionnelle s’inscrit dans le cadre des travaux de la sous-commission sénatoriale dédiée au peuple Yanomami, dont le programme de surveillance a été validé au printemps. Cette région amazonienne est le théâtre de tensions récurrentes entre les autorités fédérales, les organisations locales et les structures d’accompagnement, sur fond de contestations passées concernant la gestion de l’aide humanitaire et la représentation des intérêts indigènes.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après ND Mais.


