Une députée demande la présence d'interprètes en langues indigènes dans le système judiciaire

En novembre 2026, au Mexique, la députée Evelyn Sánchez Sánchez a interpellé le pouvoir judiciaire de l'État de Baja California pour exiger la présence systématique d’interprètes en langues indigènes lors des procédures légales. Cette demande vise à supprimer les obstacles de communication qui empêchent les membres des peuples originaires de faire valoir leurs droits fondamentaux devant les tribunaux.
Une justice adaptée à la diversité
Durant la présentation du rapport annuel d’activités du président du tribunal local, Alejandro Isaac Fragozo López, la parlementaire a insisté sur la nécessité d’une justice respectueuse des traditions et de l’identité culturelle. Elle a souligné que cette problématique touche particulièrement la ville de Tijuana, où se croisent de multiples communautés autochtones venues de l’ensemble du pays. En réponse à cette interpellation, le responsable judiciaire a mentionné l’existence de conventions de coopération avec l’institution homologue de l'État d’Oaxaca pour assurer des services de traduction adaptés.
Des enjeux nationaux pour l'équité
L’intervenante a également mis en avant la nomination de Hugo Aguilar Ortiz, d’origine mixteca, à la tête de la Cour suprême de justice de la nation, illustrant l’importance d’une représentation institutionnelle sensible aux réalités autochtones. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des orientations nationales portées par la présidente Claudia Sheinbaum Pardo pour renforcer la reconnaissance constitutionnelle des droits des communautés indigènes et afromexicanas.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après AFN et Baja News.
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Autres sources : Baja News




