Une députée brésilienne exige des enquêtes après l'incendie d'une maison de prière

Une élue de l’assemblée législative du Mato Grosso do Sul a réclamé des investigations approfondies à la suite de la destruction par les flammes d’un lieu de culte traditionnel guarani kaiowá survenu fin janvier dans la commune de Tacuru. L’édifice appartenait à une octogénaire qui a signalé des soupçons d’intolérance religieuse après avoir perdu son lieu de prière et ses objets sacrés, tandis que la police civile et la Fondation nationale des peuples indigènes ont été saisies pour faire toute la lumière sur ce drame.
Une enquête fédérale ouverte
Le ministère public fédéral s’est saisi de plusieurs signalements transmis par une organisation représentative des peuples originaires concernant des actes d’intimidation et des messages hostiles visant les communautés locales. Les autorités fédérales ont notamment exigé des explications de la municipalité de Tacuru au sujet d’enregistrements sonores évoquant des menaces de contamination des ressources en eau, tout en demandant des sanctions administratives en cas d’implication d’agents publics.
Un climat d’hostilité généralisé
Des représentants de la communauté ont dénoncé une recrudescence des messages haineux et des menaces de mort dans une région marquée par de fortes tensions politiques et des conflits fonciers persistants. Face à cette dégradation de la sécurité, une manifestation publique de soutien aux droits autochtones a été programmée dans la ville de Dourados afin d’exiger des mesures concrètes de protection de la part des institutions publiques.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après viamorena.

