Un tribunal examine la participation de tribaux dans un litige foncier aux andamans

Des représentants autochtones de l’île de Grande Nicobar demandent à intervenir dans une procédure judiciaire contestant la gestion des droits forestiers liés à un vaste projet d’aménagement. Cette initiative vise à contester la légalité des autorisations de défrichement accordées pour ce chantier pharaonique, qui comprend notamment un port et un aéroport. Les plaignants affirment que les consultations obligatoires n’ont pas associé les populations locales et que les approbations reposent sur des décisions prises par des communautés de colons.
Le ministère de l’Union des affaires tribales s’oppose à leur participation, estimant leur présence superflue dans ce dossier. Les représentants locaux soutiennent pourtant que les assemblées villageoises traditionnelles n’ont jamais été convoquées pour valider le projet, remettant en cause la sincérité des certificats de non-objection délivrés en deux mille vingt deux. Cette situation ravive les aspirations des habitants à regagner leurs terres ancestrales, qu’ils avaient dû quitter après le tsunami de deux mille quatre.
L’issue de cette affaire judiciaire pourrait redéfinir la portée des garanties légales protégeant les terres coutumières face aux grands chantiers industriels. Les défenseurs de l’environnement et des droits humains soulignent l’enjeu crucial de cette procédure pour la préservation des écosystèmes fragiles de la région et la reconnaissance effective des peuples indigènes. La Haute Cour de Calcutta doit poursuivre l’examen de ce litige lors de prochaines audiences.
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Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Asianet Newsable.


