Un projet universitaire utilise l'intelligence artificielle pour les langues

Un projet universitaire novateur mené à l’Université Simon Fraser, au Canada, exploite l’intelligence artificielle pour aider quatre communautés autochtones à revitaliser leurs langues menacées de disparition. Intitulée FLAIR, cette initiative développe des outils numériques d’apprentissage et des technologies de reconnaissance vocale adaptés aux parlers fragilisés par la raréfaction des locuteurs natifs et la domination de l’anglais en ligne.
Des outils technologiques adaptés
Dirigé par des scientifiques autochtones, le programme associe actuellement les Gwich’in, les Kwakwaka’wakw, la tribu Makah et les Yawanawá à travers l'élaboration de programmes pédagogiques et la collecte de données audio. L’intelligence artificielle permet d’accélérer la transcription et l’analyse de corpus oraux complexes, réduisant considérablement le temps de travail nécessaire pour les experts tout en offrant des modules interactifs accessibles sur des appareils ordinaires.
Une souveraineté numérique garantie
Les concepteurs du projet soulignent que l’objectif n’est en aucun cas de substituer la technologie aux transmissions humaines traditionnelles, mais de déléguer les tâches répétitives pour libérer du temps aux enseignants. Les communautés partenaires conservent l’entière propriété et le contrôle souverain des données co-développées, assurant une gestion rigoureuse et éthique de leur patrimoine linguistique.
Perspectives d’expansion mondiale
Soutenu par la stratégie nationale canadienne en matière d’intelligence artificielle et par des infrastructures de calcul de pointe, le dispositif espère étendre son modèle à d’autres peuples à travers le monde. Les initiateurs ambitionnent ainsi de stimuler l'émergence d’une nouvelle génération de locuteurs capables de pérenniser leurs idiomes au quotidien.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Simon Fraser University.


