Un plan politique contre les démarcations pourrait bloquer des terres autochtones

Un projet politique porté par le candidat du PL, Flávio Bolsonaro, menace de bloquer l'ensemble des procédures de reconnaissance territoriale pour les peuples autochtones au Brésil en cas de victoire lors du scrutin prévu le 25 octobre. Cette promesse de campagne vise à répéter l'absence totale de démarcations observée sous la présidence précédente, ce qui paralyserait immédiatement près de trois cents dossiers à travers le pays.
Le plan met en suspens un ensemble varié de territoires comprenant des zones déjà dotées d'études achevées par la fondation indigeniste officielle et d'autres dont les limites ont reçu l'aval ministériel. Les autorités actuelles craignent également la suppression pure et simple du ministère des Peuples Indigènes et un affaiblissement durable des structures de protection, alors que plusieurs dossiers s'apprêtaient à recevoir leurs décrets finaux.
Le programme de la campagne évoque par ailleurs une prétendue autonomie accordée aux communautés pour décider des activités économiques sur leurs terres homologuées. Les représentants institutionnels dénoncent plutôt une porte ouverte à l'exploitation prédatrice par des tiers, comme l'agrobusiness ou l'orpaillage, susceptible de fracturer la cohésion interne des groupes et d'encourager les baux illégaux.
Cette situation génère déjà un climat prononcé d'inquiétude et de tension dans plusieurs régions, marqué par des messages d'intimidation adressés aux autorités traditionnelles par des intrus espérant regagner leurs anciens secteurs d'exploitation. Les organismes de tutelle fédérale suivent ces menaces de près tout en réclamant un renforcement des mesures de sécurité pour contrer les pressions locales.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Folha de S.Paulo.


