Un ministre du cabinet du manitoba nie avoir offert un pot-de-vin à un chef des premières nations

La cheffe de la Première Nation de Bloodvein, au Manitoba, accuse un ministre provincial de lui avoir proposé une somme d’argent pour déplacer un point de contrôle routier contesté. Ian Bushie, ministre des Ressources naturelles et des Futures forun, aurait évoqué un financement de deux cent cinquante mille dollars lors d’une conversation privée en septembre. Ce barrage, installé par la communauté autochtone, vise à réguler l’accès pour lutter contre les addictions et protéger les populations d’orignaux en déclin.
Un financement jugé suspect
Lisa Young affirme avoir perçu cette offre comme une tentative de corruption destinée à l’obliger à réimplanter le point de contrôle plus près du village. Le ministre rejette fermement ces accusations, expliquant qu’il faisait référence à un fonds de développement économique plus large et qualifiant ses propos de plaisanterie visant à détendre l’atmosphère. L’opposition officielle s’est saisie de l’affaire en suggérant que le chef du gouvernement provincial avait ordonné cette démarche, ce que le premier ministre Wab Kinew a démenti.
Des tensions autour de la chasse
Le maintien de ce barrage provoque des frictions persistantes avec les associations de chasseurs et les autorités provinciales. La Fédération de la faune du Manitoba dénonce des restrictions d’accès pour les chasseurs non autochtones, obtenant le soutien du gouvernement qui réclame la libre circulation sur les routes de la région. Un tribunal avait pourtant refusé d’intervenir l’année précédente, estimant que la mesure entraînait seulement des désagréments mineurs pour les usagers sans bloquer totalement l’accès aux terres.
La communauté maintient sa position
Malgré les pressions politiques et l’envoi d’une mise en demeure, la direction de Bloodvein insiste sur le fait que la structure restera en place pour garantir la sécurité publique. Des responsables de la Gendarmerie royale du Canada ont récemment rencontré la cheffe pour discuter de ces enjeux sécuritaires, constatant le fonctionnement du site. La communauté autochtone affirme ainsi sa souveraineté locale face aux exigences de l’exécutif provincial.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après CBC et Radio-Canada.
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Autres sources : Radio-Canada


