Un dirigeant māori avertit contre les injustices historiques non réglées

Lors d’une intervention publique à Te Awamutu la semaine dernière, le fondateur de Te Wānanga o Aotearoa, Rongo Wetere, a mis en garde contre le risque de soulèvement populaire si les spoliations coloniales subies par les Māori ne sont pas véritablement réparées. Réagissant à une conférence de l’historien Vincent O’Malley sur l’invasion de Waikato de 1864, il a estimé que les compensations financières accordées par les autorités s’avéraient largement insuffisantes face à l’ampleur des pertes foncières historiques.
Le dirigeant māori a affirmé que les mécanismes actuels de conciliation ne constituaient qu’une simple diminution des actifs gouvernementaux restitués partiellement, loin d’une véritable indemnisation payée par les contribuables. Il a également souligné que la population générale méconnaissait la réalité des affrontements passés et l’ampleur des souffrances endurées par les communautés autochtones lors des guerres néo-zélandaises.
Pour l’intervenant, les conséquences de la colonisation se manifestent encore aujourd’hui à travers les inégalités socio-économiques, la pauvreté et le chômage qui touchent la communauté māori. Tout en rejetant toute forme de discrimination, il a plaidé pour des actions concrètes et un accès renforcé à l’éducation afin de bâtir une véritable équité et de rassembler l’ensemble de la société néo-zélandaise.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Te Awamutu News.


