Trois membres de la communauté kuki tués lors d'affrontements à Manipur

Plusieurs personnes appartenant à la communauté kuki ont péri dans des violences survenues fin octobre dans l'État de Manipur, dans le nord-est de l’Inde. Un affrontement armé a éclaté dans le district de Noney, tandis que des corps sans vie ont été découverts dans une zone frontalière. Ces tragédies accentuent les tensions intercommunautaires dans une région déjà fragilisée par des conflits prolongés.
Un affrontement armé meurtrier
Des échanges de tirs nourris ont opposé des groupes rivaux dans le village de Kekru Naga, situé dans le district de Noney, causant la mort de trois membres kuki décrits comme des volontaires locaux par les organisations civiles. Peu après, les corps mutilés de deux jeunes hommes de la même communauté, portés disparus depuis plusieurs jours, ont été retrouvés dans une plantation le long d’une route reliant les districts de Senapati et Kangpokpi.
Des accusations et des mobilisations
Les instances représentatives kuki ont vigoureusement condamné ces exactions, pointant du doigt des milices naga armées, notamment le groupe NSCN-IM, et réclamant des mesures judiciaires strictes ainsi que la protection des populations vulnérables. En réaction, de vastes manifestations ont rassemblé des membres des communautés meitei et naga à Imphal, la capitale régionale, pour exiger la fin des accords de cessez-le-feu conclus avec les insurgés kuki et réclamer davantage de sécurité.
Un contexte de tensions durables
Ces nouveaux drames s’inscrivent dans un climat de violences ethniques persistantes qui secouent le Manipur depuis des mois, impliquant successivement les communautés meitei, kuki et naga. Les autorités locales font face à des critiques croissantes concernant leur gestion de la sécurité, alors que l’expiration récente de certains pactes de suspension des hostilités complique la situation sur le terrain et ravive les craintes d’une aggravation du conflit.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Bhaskar English, TheWire.in et The Times of India.
Lire l’article complet sur Bhaskar English
Autres sources : TheWire.in · The Times of India