Résistance de la tribu Adi contre le projet de barrage de Siang en Arunachal

Fin octobre, de violentes manifestations ont éclaté à Pasighat, dans l’État d’Arunachal Pradesh en Inde, pour contester le projet de barrage hydroélectrique géant de Siang. Porté par les autorités pour contrer les ambitions chinoises en amont, cet aménagement suscite une vive inquiétude au sein du peuple Adi qui refuse de voir son territoire menacé.
Une opposition farouche face au projet
Le Forum des agriculteurs indigènes de Siang dénonce les conséquences désastreuses de cet ouvrage de grande envergure. Selon ses estimations, la construction engloutirait vingt-sept villages et entraînerait le déplacement forcé d’environ cent mille personnes, mettant en péril leurs terres ancestrales et leurs modes de vie traditionnels. La colère des opposants s’est traduite par des actions violentes, ciblant des bâtiments officiels, des commissariats et des domiciles de personnalités politiques locales.
Enquêtes judiciaires et tensions géopolitiques
Face à l’intensification de la fronde, les autorités ont renforcé la présence des forces de sécurité et impliqué les agences fédérales. La police accuse plusieurs figures locales, dont la militante Bhanu Tatak, d’avoir illégalement perçu des fonds étrangers pour alimenter la contestation. Parallèlement, le gouvernement met en avant la nécessité stratégique de ce barrage face aux installations hydroélectriques chinoises, tandis que les associations locales réclament davantage de transparence et l’ouverture d’un véritable dialogue.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après News18.