Les dirigeants du Pacifique affirment que la protection des océans exige l'autorité autochtone

Des spécialistes et des représentants de la région océanienne ont affirmé, lors d’un forum préparatoire à la COP31 ouvert à Fiji, que la préservation des écosystèmes marins et climatiques nécessite impérativement une direction autochtone. Selon ces intervenants, les initiatives extérieures échouent souvent en raison d’un manque de consultation en amont, imposant aux habitants des programmes inadaptés à leurs besoins réels.
Les débats ont mis en avant la nécessité d’associer les savoirs traditionnels et l’autorité coutumière à toutes les étapes des projets, de la conception au financement. Des exemples concrets, comme le programme australien de gardiens autochtones gérant des millions d’hectares marins ou la restauration de mangroves et de forêts à Fiji, illustrent l’efficacité d’une gouvernance locale. Les participants ont également plaidé pour une clarté dans l’évaluation des risques climatiques, dénonçant un jargon international qui masque souvent la réalité des pertes humaines et matérielles.
Cette exigence d’autonomie s’inscrit dans une démarche visant à relier les modes de gestion ancestraux aux structures scientifiques et financières modernes. Les intervenants ont insisté sur le fait que la pérennité des actions écologiques dans le Pacifique dépend du respect des liens unissant les communautés à leurs territoires et à leurs ancêtres, rejetant toute implication superficielle des populations.
Ce positionnement s’inscrit dans la continuité des luttes menées de longue date par les peuples insulaires du Pacifique pour faire reconnaître leurs droits territoriaux et leur souveraineté face aux politiques environnementales imposées par les États et les organisations internationales.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Islands Business.




