Les Chiefs of Ontario réclament des changements constitutionnels à Ottawa

À l’approche d’un sommet crucial prévu à Ottawa sur les terres ancestrales des Anishinabe Algonquin, l’organisation des Chiefs of Ontario exhorte le Premier ministre et les dirigeants provinciaux à engager des réformes constitutionnelles majeures. Les Premières Nations exigent d’être officiellement reconnues comme un ordre de gouvernement distinct et réclament l’intégration constitutionnelle du principe du consentement préalable, libre et éclairé. Portée par un mandat adopté lors de leur assemblée annuelle, cette démarche vise à dépasser le cadre des simples consultations pour instaurer un véritable dialogue permanent et contraignant avec la Couronne.
Les responsables autochtones s’inquiètent particulièrement de l’examen du projet de loi C-39, estimant que la modification des procédures d’évaluation des grands projets risque d’affaiblir leurs droits garantis par la Constitution et d’accroître l’insécurité juridique. Pour eux, toute modernisation des infrastructures doit impérativement respecter leur juridiction plutôt que de légiférer en contournant leurs prérogatives. Ils soulignent que la reconnaissance de leur souveraineté est indissociable de la gestion des affaires courantes et de la sécurité de leurs populations.
Parallèlement aux discussions institutionnelles, l’organisation formule des exigences précises concernant quatre secteurs prioritaires pour le bien-être des communautés. Elle réclame des investissements pérennes pour la santé mentale, la reconnaissance des services de police autochtones comme des services essentiels, la réforme de l’accord sur le bien-être de l’enfance datant de 1965 ainsi qu’un soutien financier pour les programmes éducatifs de la petite enfance gérés par les Premières Nations.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après NetNewsLedger.

