Le STF suspend l'autorisation du projet minier Volta Grande en terre indigène au Pará

Le Tribunal Supremo Federal du Brésil a suspendu l’autorisation de construction du projet minier aurifère Volta Grande, situé dans l'État du Pará. Cette décision bloque temporairement cette exploitation à ciel ouvert menée par la compagnie canadienne Belo Sun Mining, évaluée à trois cents millions de dollars. La mesure fait suite à un recours du Ministère public fédéral qui contestait la validité des démarches menées auprès des populations locales.
Une exigence de consultation préalable
La suspension restera en vigueur tant qu’un accord formel concernant la consultation des communautés autochtones ne sera pas validé par la justice. Les peuples Juruna et Arara dénoncent l’absence de dialogue véritable et le non-respect de leurs droits garantis par les conventions internationales. La Fondation nationale des peuples indigènes a également pointé de graves lacunes dans les études d’impact fournies par l’entreprise.
Les risques environnementaux sur le Xingu
Le site minier se trouve le long du fleuve Xingu, une zone déjà profondément transformée par la mise en service du barrage hydroélectrique de Belo Monte. Les opposants au projet soulignent le cumul des pressions écologiques sur la région ainsi que les menaces liées aux infrastructures destinées à stocker les déchets toxiques. Les analyses indépendantes avertissent qu’une défaillance de ces installations pourrait libérer des substances dangereuses dans l'écosystème.
Un contentieux judiciaire persistant
Le dossier est marqué par de multiples rebondissements juridiques et contestations depuis plus d’une décennie. Bien qu’une juridiction régionale ait brièvement rétabli le permis d’installation plus tôt dans l’année, la plus haute juridiction du pays a finalement interrompu la reprise des travaux. L’avenir du chantier dépend désormais de la régularisation des procédures de concertation et de l’aval définitif des magistrats.
Les répercussions pour les investisseurs
Cette nouvelle interruption prolonge l’incertitude pour les promoteurs et pèse sur la rentabilité future de ce gisement aurifère majeur. Les experts soulignent que l’application stricte des obligations de consultation en Amazonie redéfinit les conditions d’intervention des capitaux étrangers. La compagnie minière doit désormais démontrer le caractère authentique de ses ententes locales pour espérer relancer ses activités.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Consultor Jurídico, Minería en Línea et Minería & Desarrollo.
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Autres sources : Minería en Línea · Minería & Desarrollo


