Le sénat péruvien critiqué pour avoir archivé la création d'une commission pour les peuples

Le 27 octobre, le Sénat péruvien, sous la présidence de la bancada fujimoriste, a rejeté une motion visant à instituer une commission spéciale dédiée aux peuples autochtones, andins, amazones et afro-péruviens. Cette décision confirme la disparition définitive de l’ancienne commission spécialisée et marginalise un peu plus la représentation politique de ces minorités au sein du Parlement bicaméral.
Plusieurs sénateurs à l’origine de cette initiative ont contesté la régularité de cette procédure, estimant qu’elle relevait des compétences de la plénière et non de la simple Junta de Portavoces. Du côté des organisations représentatives, la direction de l’AIDESEP a vigoureusement dénoncé une mesure d’exclusion institutionnelle orchestrée par le gouvernement actuel. Les représentants juridiques avertissent qu’en l’absence d’une instance parlementaire formelle, le suivi des projets législatifs et la défense des droits constitutionnels ainsi que des conventions internationales se trouvent considérablement affaiblis.
Cette marginalisation institutionnelle s’inscrit dans la continuité des modifications apportées aux règlements du nouveau Congrès bicaméral. Malgré l’installation récente d’une table multipartidaire sans véritable poids politique, la suppression des structures décisionnelles spécialisées prive les communautés andines et amazoniennes d’un canal direct pour faire entendre leurs revendications et participer aux arbitrages nationaux concernant la protection de leurs territoires.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana.
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