Le Parlement mapuche dénonce une loi argentine menaçant les terres autochtones
La Chambre des députés argentine a approuvé un projet de loi sur la propriété privée qui facilite grandement les expulsions, malgré le rétablissement de la législation limitant la vente de terres aux étrangers. Le texte doit maintenant retourner au Sénat pour une nouvelle lecture, suscitant de vives inquiétudes parmi les organisations sociales et paysannes.
Des mesures d’expulsion accélérées
Le texte introduit des modifications procédurales majeures pour accélérer les jugements de déguerpissement, permettant aux juges d’ordonner des restitutions immédiates de biens immobiliers. Les représentants des communautés autochtones dénoncent un dispositif taillé pour avantager les propriétaires puissants et terrantenters tout en fragilisant les familles vulnérables. Des organisations soulignent également les répercussions négatives sur l’agriculture familiale qui assure une part importante de l’approvisionnement alimentaire national.
Menaces sur les terres ancestrales
Cette offensive législative aggrave une situation déjà précaire pour les populations originaires, qui font face à la multiplication des menaces d’expulsion dans plusieurs provinces comme Neuquén, Río Negro ou Chubut. Ces tensions s’inscrivent dans un climat de insécurité juridique accru depuis la suppression d’un dispositif d’urgence territoriale qui protégeait provisoirement les espaces communautaires contre les décisions de justice.
Revendications et droits constitutionnels
Les porte-parole mapuches rappellent que la préexistence des peuples autochtones est reconnue par la Constitution et protège leurs territoires face à la vision absolue de la propriété privée. Ils exigent le respect des conventions internationales garantissant leur droit à la consultation préalable avant toute mesure législative affectant leurs modes de vie.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Resumen Latinoamericano.




