Le gouvernement mexicain nie devant la CIDH toute violation des droits des communautés rarámuris

Lors d’une audience de la Commission interaméricaine des droits de l’homme qui s’est tenue à Panamá, les autorités mexicaines et celles de l’État de Chihuahua ont rejeté les accusations de violations des droits visant les communautés rarámuris. Cette comparution fait suite à une plainte de longue date déposée par les habitants de Bacajípare, Huitosachi et Mogótavo concernant les répercussions d’un important complexe touristique.
Les représentants des populations autochtones ont témoigné des réquisitions de leurs terres, des pressions subies et de la pollution de leurs cours d’eau par les rejets du secteur touristique. Ils ont également reproché aux autorités de ne pas appliquer une décision de la Haute Cour de justice. De leur côté, les délégués gouvernementaux ont nié toute atteinte aux droits fondamentaux, tout en admettant que les infrastructures locales manquaient de dispositifs adéquats pour le traitement des eaux usées.
La commission internationale doit désormais analyser les éléments transmis par les différents acteurs pour statuer sur la responsabilité des autorités. Les plaignants espèrent que cette procédure contraindra l’administration fédérale à réparer les préjudices environnementaux et sociaux subis depuis l’implantation du projet de loisirs.
Ce dossier s’inscrit dans la continuité des luttes menées par les peuples autochtones du Mexique pour défendre leurs terres ancestrales face aux projets de développement économique imposés sans consentement préalable, un combat historique marqué par la résistance juridique et la défense des écosystèmes.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après El Diario.




