Le gouvernement du botswana envisage des droits fonciers pour les san

Le gouvernement botswanais envisage de restituer leurs terres ancestrales aux communautés autochtones San de la réserve du Kalahari central, près de vingt ans après une décision de justice historique en leur faveur. Cette annonce, portée par l’administration du président Duma Boko entrée en fonction fin 2024, marque un tournant radical après des décennies d’expulsions et de marginalisation.
Un plan de restitution des terres
Les autorités ont approuvé une feuille de route pour formaliser ces droits fonciers et permettre aux villageois de regagner leurs foyers d’origine. Le ministre de la Justice, Nelson Ramaotwana, a confirmé l’engagement de l’exécutif à instaurer des garanties juridiques solides avant les prochaines élections prévues en 2029. Le processus s’articule autour de plusieurs phases incluant des consultations approfondies, des réformes légales et une co-gestion de la réserve naturelle.
Corriger les injustices du passé
Les politiques d’expulsion menées depuis les années 1990, justifiées par des impératifs de conservation et de développement, ont été qualifiées d'échec par le gouvernement actuel. Les déplacements forcés ont plongé les habitants dans la précarité et détruit leurs modes de subsistance traditionnels. L’administration souhaite désormais associer les populations locales à la gestion de la faune sauvage et aux retombées économiques du tourisme.
De nouveaux défis institutionnels
Plusieurs questions demeurent en suspens quant aux modalités de propriété, qu’elle soit individuelle ou collective, et au partage des revenus. Les représentants des communautés et les organisations internationales insistent sur la nécessité d’une reconnaissance constitutionnelle et d’une participation accrue dans les instances décisionnelles du pays pour pérenniser ces avancées.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Mongabay.


