Clans et Tribus

Droits & territoires Canada

Le gouvernement canadien rompt un accord politique avec le Congrès des peuples autochtones

Fin juillet, le ministère fédéral des Relations Couronne-Autochtones a unilatéralement rompu l’accord politique conclu huit ans plus auparavant avec le Congrès des peuples autochtones. Cette décision prive cette grande structure nationale de ses cadres de dialogue régulier avec les ministres et supprime une enveloppe annuelle de deux millions et demi de dollars destinée à faire fonctionner ses onze antennes provinciales et territoriales.

Cette rupture met en péril la représentation de plus d’un million de Métis, d’Inuits du Sud ainsi que d’Indiens inscrits et non inscrits vivant hors des réserves. Ces populations se retrouvent exclues des politiques publiques et des consultations menées par les autorités, perdant ainsi un relais essentiel pour faire entendre leurs revendications en matière de santé, de logement et de justice.

La fin d’un dialogue institutionnel

La suppression de ce partenariat pénalise particulièrement les plus marginalisés, déjà victimes de vides juridiques lors de crises comme les récents incendies de forêt au Manitoba. Le gouvernement fédéral justifie ce choix en recentrant ses interlocuteurs sur les ayants droit constitutionnels reconnus, délaissant ceux dont le statut a été effacé par les politiques historiques d’assimilation.

Le Congrès rappelle pourtant que ses adhérents possèdent des ascendances autochtones avérées et que la justice canadienne a déjà reconnu leur appartenance constitutionnelle. Restreindre le cercle des interlocuteurs officiels menace d’effacer une frange entière des communautés autochtones au profit de choix politiques dictés par la convenance administrative.

Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après The Globe and Mail.

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Astuce : essaie « têtes réduites », « Écosse » ou « Sand Creek ».