La militante pema wangmo lama dénonce la gestion népalaise de l'aide climatique post-catastrophe

En octobre 2026, la militante autochtone Pema Wangmo Lama, issue de la communauté mugum, a vivement critiqué la gestion népalaise de l’aide climatique et des fonds de reprise après les catastrophes. S’exprimant lors de la COP17 en Arménie après une série d’inondations au Népal, elle a dénoncé une focalisation excessive sur les infrastructures au détriment des populations locales.
Une aide inadaptée et endettée
La coalition People’s Movement for Climate Justice, cofondée par la militante, s’oppose fermement à l’utilisation de prêts concessionnels pour financer la reconstruction post-catastrophe. Au lendemain des inondations dans la région de Rasuwa et de la crue dévastatrice du lac glaciaire de Thame, les fonds d’urgence tardent à parvenir aux familles. Beaucoup de foyers se retrouvent sans soutien direct, contraints de migrer ou de chercher du travail à l’étranger, tandis que l’État accumule de la dette pour réparer des installations hydroélectriques défectueuses.
Des droits territoriaux bafoués
Les projets hydroélectriques menés dans les territoires autochtones posent des risques majeurs que les études d’impact environnemental et social minimisent systématiquement. Les communautés locales subissent les conséquences de ces aménagements, présentés à tort comme des solutions énergétiques purement vertueuses, alors que les bénéfices sont exportés. La transition vers l’énergie propre ne doit pas se faire au détriment des droits humains fondamentaux et de la sécurité des habitants.
Le principe du consentement libre, informé et préalable est largement dévoyé par les promoteurs et les autorités népalaises. Une simple présentation de quelques heures aux villageois suffit souvent à valider des projets lourds de conséquences pour des décennies. La militante rappelle que les peuples autochtones doivent participer activement aux décisions et disposer d’un véritable droit de veto tout au long du cycle de vie des projets.
Le modèle de développement du pays doit impérativement évoluer pour placer l’équité sociale et la résilience communautaire au centre des priorités. Face à l’insuffisance des promesses financières internationales et à l’opacité de leur distribution, les autorités nationales sont invitées à privilégier des subventions directes et à diversifier une économie trop dépendante des exportations d’électricité.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après The Kathmandu Post et The Kathmandu Post via MSN.
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Autres sources : The Kathmandu Post via MSN

