La justice fédérale refuse le maintien d'un éleveur en terre Tenharim

La justice fédérale de l’Amazonas a rejeté, récemment, la requête d’un éleveur cherchant à bloquer les opérations d’expulsion et de destruction d’infrastructures menées par l’organisme environnemental brésilien dans la réserve Tenharim Marmelos, située à Manicoré. Le requérant exigeait l’annulation des contrôles et une indemnisation financière.
La magistrate a rappelé que les territoires autochtones appartiennent à l’État fédéral et bénéficient d’une protection constitutionnelle garantissant l’usage exclusif de leurs habitants traditionnels, invalidant de fait toute occupation extérieure. L’enquête a révélé l’existence d’un cheptel important, de multiples alertes de déforestation et de nouveaux abattis d’arbres malgré les injonctions de départ. La destruction des installations illégales a été jugée totalement conforme à la législation en vigueur.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une procédure civile plus large visant à expulser les occupants illégaux d’une portion de ce territoire où résident de nombreuses familles autochtones. La juge a insisté sur le fait qu’accéder à la demande de l’éleveur aurait encouragé d’autres transgressions, tout en transmettant le dossier au ministère public pour évaluer les préjudices écologiques.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Combate Racismo Ambiental.


