La cidh porte le cas de quatorze communautés maya q'eqchi' contre le guatemala

La Commission interaméricaine des droits de l’homme a saisi la Cour interaméricaine des droits de l’homme du dossier concernant quatorze communautés maya q’eqchi’ du Guatemala. Cette action fait suite aux violents expropriations, décès et détentions arbitraires survenus depuis deux mille onze dans la vallée du Polochic. L’État guatémaltèque est ainsi poursuivi pour manquement à ses obligations en matière de protection des droits fondamentaux et de reconnaissance des terres ancestrales.
Une spoliation sans consultation préalable
Les tensions ont débuté lorsque l’administration nationale a attribué des domaines fonciers à une entreprise sucrière sans mener de consultation auprès des habitants. Les opérations d’expulsion menées par les forces de l’ordre et des agents privés ont entraîné la destruction de cultures vivrières traditionnelles ainsi que la mort de plusieurs villageois. Les recours juridiques engagés par les résidents n’ont pas permis de stopper les destructions, tandis que de nouvelles violences ont touché les familles déplacées.
Des violations et des réparations exigées
L’instance internationale reproche aux autorités l’absence totale de délimitation des territoires collectifs et le défaut d’études d’impact environnemental. Les investigations sur les violences perpétrées contre la population locale sont restées infructueuses, plongeant les communautés dans l’incertitude. La saisine demande à la juridiction régionale de condamner le pays pour de multiples infractions à la Convention américaine relative aux droits de l’homme.
Vers une reconnaissance des droits territoriaux
Les requêtes formulées incluent la restitution et la titrisation formelle des terres au profit des familles d’origine, ainsi que des mesures garantissant un retour en toute sécurité. Les institutions compétentes réclament également des sanctions contre les auteurs des exactions et exigent l’adoption de mécanismes réglementaires pour encadrer les projets industriels. La juridiction devra désormais trancher sur la responsabilité de l’État dans ce conflit foncier.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Infobae.


