L'opposition de l'État de Victoria promet d'annuler le traité avec les Aborigènes

En Australie, la cheffe de l’opposition de l’État de Victoria, Jess Wilson, a promis d’annuler le traité historique conclu avec les peuples autochtones si sa coalition remporte les élections du 28 novembre prochain. Cette entente inédite, signée l’an dernier, avait fait de Victoria le premier territoire du pays à formaliser un tel accord moderne. Les représentants des communautés concernées dénoncent une instrumentalisation politique qui menace des décennies de progrès.
La menace d’un retour en arrière
Le projet de l’opposition prévoit de dissoudre l’organisme indépendant Gellung Warl, issu de l’Assemblée des Premiers Peuples, pour le remplacer par un département ministériel nommé First Nations Victoria. Les dirigeants autochtones estiment que cette structure bureaucratique équivaudrait à un retour aux anciens comités consultatifs inefficaces. Ils rappellent qu’il a fallu deux siècles de luttes pour parvenir à ce traité garantissant un véritable pouvoir de contrôle et de dialogue avec les autorités.
Des enjeux cruciaux pour les communautés
Le Gellung Warl dispose notamment de prérogatives pour interpeller le gouvernement sur des politiques touchant la vie des Premiers Peuples, comme cela a été le cas récemment concernant les conditions de détention. Malgré la possibilité technique d’abroger la base législative de l’accord, les responsables autochtones soulignent que le traité lui-même possède une légitimité culturelle inaltérable selon le droit aborigène. Des militants locaux mènent actuellement des actions de sensibilisation pour convaincre l’opposition de renoncer à ce projet perçu comme particulièrement destructeur pour la cohésion sociale.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après UA.NEWS et ABC News & Headlines – Australian Broadcasting Corporation.
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Autres sources : ABC News & Headlines – Australian Broadcasting Corporation


