L'APNQL avertit que les Premières Nations ne doivent pas pâtir des tensions Québec-Ottawa

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Francis Verreault-Paul, a exprimé mercredi sa préoccupation face aux différends politiques entre les gouvernements provincial et fédéral. Il insiste pour que ces tensions ne ralentissent pas l’avancement des dossiers prioritaires nécessitant des ententes tripartites. Cette mise en garde fait suite à l’absence de Québec lors d’une récente réunion intergouvernementale canadienne consacrée aux affaires autochtones.
Le gouvernement québécois a justifié son boycott par sa volonté de privilégier un dialogue direct de nation à nation sur son territoire, provoquant une réaction nuancée du leader autochtone sur la question territoriale et la souveraineté. Malgré ces désaccords institutionnels, la rencontre entre l’APNQL et l’exécutif provincial a permis d’aborder des sujets cruciaux comme l’itinérance. Les deux parties se sont engagées à collaborer étroitement et ont acté la participation officielle des communautés au prochain sommet sur ce fléau prévu en début d’année 2027.
Les enjeux pour les Premières Nations concernent directement le respect de leur autodétermination et l’efficacité des politiques publiques les touchant. Les dirigeants autochtones redoutent que la concurrence de compétences et les rivalités politiques entre Ottawa et Québec ne servent de prétexte pour bloquer des réformes structurelles attendues, notamment en matière de gouvernance et de services sociaux sur leurs terres ancestrales.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Le Devoir.

