Intervention demandée contre l'opposition ministérielle aux tribaux de Grande Nicobar

Des personnalités et observateurs demandent à la présidence indienne d’intervenir d’urgence pour exiger du ministère des Affaires tribales qu’il retire son opposition à la participation des dirigeants nicobarais à une action en justice contre un vaste projet d’infrastructure sur l’île de Grande Nicobar.
Une opposition ministérielle contestée
Devant la Haute Cour de Calcutta, le ministère a affirmé que les autorités coutumières locales n’étaient ni des parties nécessaires ni des parties appropriées dans le recours contestant la légalité du chantier, les accusant d’inertie. Cette position suscite de vives critiques, car elle contredit l’esprit des réglementations protégeant les droits forestiers et les conseils tribaux.
Menaces sur la réserve naturelle
Le projet pharaonique, évalué à des milliards de roupies, entraîne une réduction drastique de la réserve tribale protégée, amputant de plus d’un cinquième les terres ancestrales des Nicobarais et des Shompens. Les communautés locales subiraient en outre des pressions administratives pour signer des certificats d’abandon de leurs territoires.
Violation des droits constitutionnels
Cette situation bafoue les réglementations spéciales garantissant l’autonomie et la survie de ces populations vulnérables, dont le groupe des Shompens classé parmi les tribus particulièrement vulnérables. Les requérants rappellent que toute intervention sur ces terres requiert l’avis conforme des assemblées villageoises locales.
Résumé rédigé par Clans et Tribus d’après Countercurrents.

